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Combien de fois ai-je entendu ?

8 septembre 2014
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Combien de fois ai-je entendu ou lu des personnes prôner la violence ou la justification de certains conflits ?
Combien de fois ai-je entendu ou lu des personnes rejeter ou haïr son prochain tout se donnant une image de défenseur d’une foi personnelle et qu’il veut universelle ?
Combien de fois ai-je entendu ou lu des personnes vouloir répondre aux larmes par la vengeance ?
Combien de fois ai-je entendu ou lu des personnes qui disent aimer Dieu, qui sont les premiers à parler de tolérance et de paix dans leur compréhension de leur religion et qui pourtant sont prêt à encourager ceux qui prennent les armes et qui tuent en son nom ?

Où est la cohérence ?
Qui peut répandre l’amour en semant la peur ? Qui peut répandre la réconciliation en semant la division ? Personne. Car cela reviendrait à vouloir donner un trésor aux gens tout en le leur volant.
Qui aime ne sème pas la crainte. Tout comme celui qui hait ne peut semer l’amour.

Et pourtant, ils sont nombreux les exemples de l’Histoire où sous la bannière d’un enseignement d’amour, les pires moyens ont été utilisés pour chercher à l’imposer.
Cela ne nait pas de l’enseignement mais de l’inexpérience de l’esprit qui veut le répandre.
En effet, à travers de forts attachements à un principe, une idéologie, des personnes ou des biens, des sentiments comme la colère, la haine, la frustration et même l’intolérance peuvent naître et nous pousser à agir de manière inconsidérée et en décalage avec l’essence même du message que l’on veut défendre.
Oh combien il est simple de se laisser aller à la colère lorsque que notre monde est mis à mal.
Oh combien il est facile de voir l’ennemi, le responsable, l’opposant. Celui qui au bout d’une chaine de causes et de conséquences devient pour nous l’image de nos souffrances.
Et pourtant, que nous apprennent les enseignements spirituels si ce n’est la mise en garde vis-à-vis de ces « facilités ». Ou encore de comprendre que celui que l’on appelle « ennemi » est bien avant cela un être qui souffre.
Ils nous appellent à la compréhension, à la compassion, au pardon.
Non par abandon, lâcheté ou inhumanité, mais pour mettre fin à ces cycles, avec courage et humilité.

En effet, répondre à la violence par la violence ne met pas fin aux conflits. Il peut y avoir momentanément un vainqueur, mais cela ne fera pas taire la rancœur dans l’esprit des opposants. Et la violence finira par revenir immanquablement. Notre histoire en est un exemple criant. Car si la violence apportait réellement la paix, notre monde serait un véritable paradis.
Pardonner, tolérer, partager. Cela n’est ni lâcheté ni faiblesse mais au contraire, courage et force.
Courage car nous luttons contre des forces puissantes qui cherchent à nous faire répondre avec colère, violence et rejet. Et il n’y a pas de plus rude adversaire que nous-même. Parce que ces états mentaux nous semblent justifiés, nous avons tendance à nous laisser aller à eux. Et peu à peu, par habitude, leur emprise sur nos manières de réagir à une situation nous influence chaque fois un peu plus.

Mettre fin à ce cycle nécessite donc une grande force. Une force du cœur et de l’esprit. Cela ne signifie pas oublier non plus. Mais accepter que le message devienne vivant. Qu’il ne soit plus figer dans la pierre mais s’épanouissant en chacun d’entre nous.
Souvenons-nous de ceux que l’on nomme « saints » et « saintes ».
Sont-ils des hommes et des femmes qui apportèrent la paix, le pardon et l’amour à leur prochain ou bien étaient ce des hommes et des femmes qui apportèrent le conflit, la vengeance et la haine ?

Posons-nous la question.
Quels sont ces modèles qui nous appellent à grandir ?

Que l’on soit musulman, chrétien, juif, bouddhiste, agnostique ou encore athée, nous voulons tous vive en paix. Mais c’est une paix qui ne se gagne pas par les armes. Cette paix se gagne dans le cœur des Hommes.
Montrons l’exemple. Montrons à travers notre manière de vivre et d’être qu’il existe une autre voie qui peut être empruntée.
Une voie marquée par la paix, la tolérance, la compassion et le pardon. Nous pouvons tous chuter un jour ou l’autre. Et nous pouvons tous solliciter la miséricorde de Dieu ou des hommes. Alors pourquoi ne pas donner, pourquoi ne pas faire le premier pas.

Car qui sait ce qu’il adviendra pour nous dans les temps à venir…

Avec Agapè.

« Les mots ont le pouvoir de détruire ou de soigner ;
lorsqu’ils sont justes et généreux,  ils peuvent changer le monde »
(Bouddha)

Par Materia

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3 commentaires leave one →
  1. 8 septembre 2014 10:12

    oui , montrons l’exemple ,travaillons pour la Paix, que les Hommes se parlent s’écoutent et s’entendent pour construire LA PAIX SANS SECTARISME!

    • 18 janvier 2015 10:33

      Être humain , se respecter, être à l’écoute, sans renier celui en qui l’on croit, mais en le faisant découvrir en étant témoin, sans prosélytisme.

  2. Nicolas permalink
    4 mai 2015 9:31

    Materia à dt : –En effet, répondre à la violence par la violence ne met pas fin aux conflits–

    Faudrait peut-être pas parler de non-violence comme si c’était l’enseignement commun de toutes les religions , se défendre contre la violence par la violence n’est pas un problème c’est même encouragé par Dieu dans le livre saint de certains croyants ( Juifs et Musulmans ) le prophète de l’islam lui-même a fait la guerre et tué bien des gens .

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