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Nos berceaux à feu et à sang

1 septembre 2014

Lorsque l’été a commencé, je me réjouissais des célébrations du centenaire de la Grande Guerre. J’aimais l’idée de rendre hommage à ces hommes tombés pour que la liberté et la paix reviennent en Europe, de se souvenir de ces nombreux civils qui ont eu la malchance de se trouver sur la route que les Allemands avaient choisi d’emprunter pour pénétrer en France, de se rendre compte de la chance que nous avons de ne pas connaître le son d’un obus en approche.

Et soudain, le monde s’est à nouveau embrasé.

Si je soutiendrai éternellement la légitimité d’Israël à défendre son peuple établi sur la terre promise aux Patriarches, je ne peux, cet été, que questionner inlassablement la pertinence de certains actes opérés par Tsahal. À mes yeux, le Hamas a toujours été une plus grande menace pour les Gazaouis que pour les Israéliens. Israël a une puissance militaire qui lui permettrait de faire disparaître Gaza de la surface de la terre en l’espace de quelques heures. Mais les civils de Gaza, que possèdent-ils pour se protéger d’un mal qui se trouve en leur milieu ? Quelles sont leurs options lorsque l’aviation déverse ses bombes sur l’immeuble voisin ? Mais surtout, l’élimination d’une poignée de dirigeants du Hamas vaut-elle tant de pertes civiles ?

Aussi longtemps que le monde existera, des obus tomberont sur Israël, des incursions terroristes auront lieu sur son territoire. Mais protéger sa population civile ne peut en aucun cas se faire au prix de la vie de centaines de personnes du camp adverse car ça dépasse largement une stricte opération de défense. N’avons-nous rien appris en cent ans ? Avons-nous oublié les massacres d’Andenne ou de Tamines, les maisons de Visé ou de Dinant, la bibliothèque de Louvain ?

Reprends-toi, Israël, car tu vaux bien mieux que ça.

Quant à ce qui se passe actuellement pour les chrétiens d’Orient… Une grande partie de mes prières leur sont dédiées depuis un certain temps et j’espère sincèrement voir l’Occident prendre clairement position très bientôt, sans pour autant « partir en croisade ». D’ici-là, puisse Dieu protéger le berceau du christianisme.

Rabbi Yohanan a dit :
« Quel est le sens du verset “Et l’on ne s’approcha pas l’un de l’autre de toute la nuit” ?
Les anges voulurent chanter leurs hymnes mais le Saint, béni soit-Il, dit :
“ L’œuvre de mes mains se noie dans la mer et vous êtes prêts à chanter ?” »

[Megilah 10b]

Par Ahouva

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